|
Retrouvez
chaque mois les informations de l'association à travers la Lettre
des Amis du Musée
|
|
Décembre 2011 - Janvier 2012 L’enjeu de la peinture ne réside plus dans l’originalité de la forme Gérard GAROUSTE, peintre
Histoire Albert Métin (1871-1918) Albert Métin est aujourd'hui tombé dans l'oubli. Pourtant, à la faveur d'un colloque organisé à Besançon par le Conseil général du Doubs et la Direction régionale du travail, un bel hommage lui a été rendu en 2006 lors de la célébration du centenaire du ministère du Travail. Malgré une existence brève, cet homme aux multiples facettes a eu un parcours exceptionnellement dense et bien rempli, magistralement évoqué par Joseph Pinard, Gérard Galliot, Bernard Narbey, Gabriel Mignot et Thierry Jeanmougin. Le cent quarantième anniversaire de sa naissance est l'occasion de revenir sur l'intellectuel et l'homme politique qu'il fut. Son existence est connue par la biographie que lui a consacrée Camille Vallaux (1870-1945), professeur de géographie à l'Ecole navale. Albert Métin est d'abord un intellectuel dont l'activité universitaire a été particulièrement féconde.
Indépendamment de ses recherches, en vrai pédagogue, il trouve le temps d'écrire des manuels scolaires pour les Ecoles primaires supérieures, notamment un Cours d'économie politique, un Cours d'instruction civique et un livre de Droit usuel. Mais cet universitaire est également quelqu'un qui s'est engagé très tôt dans la vie politique tant sur le plan national que régional.
Puis la Première Guerre mondiale éclate. Il est alors mobilisé comme lieutenant et l'économie de guerre impose ses contraintes. Sous-secrétaire d'Etat aux Finances en 1916, puis au Blocus, et contraint de trouver de nouvelles ressources, il songe à créer un impôt sur la fortune. Sa participation aux activités gouvernementales le conduit naturellement à rechercher un ancrage local. La disparition prématurée du député de « Besançon-campagne », en 1909, est l'occasion de renouer avec sa région d'origine en posant sa candidature. Anticlérical, il se présente comme radical-socialiste. Au cours de sa campagne, il est l'objet de violentes attaques de la droite comme de la gauche. La droite cherche à le faire passer pour un anarchiste « partisan de la socialisation des terres et de l'expropriation des paysans ». Quant aux socialistes, ils l'accusent d'être entrer dans des gouvernements appartenant à la grande bourgeoisie. Malgré la virulence des articles de la presse locale, il est élu au premier tour avec 55% des voix et sera reconduit dans ses fonctions en 1910 et 1914. En tant que député, il intervient fréquemment à l'Assemblée nationale sur des questions intéressant l'agriculture, le travail et la législation sociale (thèmes qui lui sont chers) ainsi que sur l'assistance aux familles nombreuses. Il est également élu conseiller général du canton d'Audeux en 1910 et se révèle tout aussi actif dans sa circonscription. Président de la commission des transports, il milite pour le développement du « tacot », c'est-à-dire des chemins de fer locaux. On lui doit la création des écoles ménagères agricoles, des bains-douches à Besançon, des jardins ouvriers, des habitations bon marché (préfigurant la création des HLM...) et il est président fondateur de la caisse mutualiste. Aussi est-il triomphalement accueilli lorsqu'il se rend en voyage officiel dans sa ville natale à la veille de la guerre de 1914. Sensible à la protection de l'environnement, il intervient énergiquement pour défendre la source de la Loue menacée par les constructions d'un industriel voulant capter la force motrice de ses eaux et il préconise même la création... d'un parc naturel ! Preuve de son intérêt pour sa circonscription, il trouve encore le temps d'écrire une Histoire des communes du canton d'Ornans.
Conclusion Travailleur infatigable, il a fait preuve d'un dynamisme peu commun, mettant ses compétences et son énergie au service des réalités de son temps. Il a perçu les grands enjeux de société du moment, s'est révélé partisan du progrès social par la loi et a pris des mesures destinées à réduire les inégalités contre lesquelles il luttait. Profondément réaliste, ses idées et ses projets sont toujours d'actualité. Le politique ne doit toutefois pas faire oublier le brillant intellectuel dont les recherches ont nourri de nombreuse publications destinées à des publics variés. Bernard OLIVIER Pour approfondir Actes du Colloque Albert Métin, Conseil général du Doubs, Besançon, 2006. Conférence
Pontarlier à la loupe
Depuis une dizaine d’années Joël Guiraud tient une chronique régulière dans la lettre mensuelle des Amis du Musée. Cette chronique, intitulée Pontarlier à la loupe, est l’occasion de revisiter Pontarlier, ses monuments, ses rues et son histoire en analysant dans le détail des cartes postales anciennes ou des photos jaunies. C’est aussi un prétexte pour rencontrer tous ces personnages qui peuplent les cartes postales d’hier, parler de la mode, de ce qu’on peut voir et imaginer ce qu’on ne peut entendre, une façon d’essayer de traverser l’écran du temps. Lundi 12 décembre 2011
Brèves - A partir du mercredi 4 janvier, vous pourrez régler votre cotisation 2012 (adhésion 1 personne : 15 € ; adhésion couple : 25 €) par chèque envoyé au secrétariat de l'association ou déposé à l'accueil du musée. Vous recevrez votre carte d'adhérent en échange. - Assemblée générale 2011 : elle aura lieu le jeudi 23 février 2012 au Musée de Pontarlier. Toutes les informations nécessaires vous seront données en temps utile. - Parution de la Lettre des Amis du Musée. A partir de ce numéro, la lettre des Amis du Musée évolue selon la fréquence suivante : Décembre-Janvier, Février-Mars, Avril-Mai, Juin-Juillet-Août, Septembre-octobre-novembre.
Voeux Le président, Bonne année 2012 !
Programme 2012 EXPOSITION Les Granges Brûlées : 40 ans déjà !
EXPOSITION 82ème Salon des Annonciades
MANIFESTATION 12èmes Absinthiades
EXPOSITION Itinérances
Idées cadeaux Pour vos cadeaux de fin d'année, pensez à la Boutique du Musée ! Absinthe - Peinture comtoise....cartes (Bichet, Bouroult, Charigny, Fernier, Fricker, Robbe, Roz), affiches, enveloppes prêt-à-poster, sets de table, cuillères, verres, plateaux absinthe, tapis de cartes et jeux de tarot, livres....
|
|
Pâtissier - Chocolatier
23-25, Place St Pierre 25300 PONTARLIER Tél. 03 81 39 01 83
|