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des Amis du Musée
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N° 07-08/10 - Juillet-Août 2010 L’argent tue l’art, mais, en même temps, il lui assure une valeur symbolique (…) L’argent a toujours été étroitement lié à l’art, mais la religion, la poésie, la pensée avaient leur mot à dire. A présent, la valeur vénale est seule. Histoire La Rivière-Drugeon, le Père Clément La Rivière-Drugeon est un village de 730 habitants, intéressant à plus d'un titre. Des fouilles ont mis à jour un tumulus remontant à l'âge du bronze ainsi qu'une sépulture mérovingienne. Au bas Moyen Age, il a été le siège d'une seigneurie importante. Si la motte, sur laquelle le château médiéval était construit, a disparu pour faire place à un complexe sportif, il conserve une église du XVe siècle ainsi que quelques maisons des XVIe et XVIIe siècles. C'est enfin sur son territoire que serait né le père de la clémentine... Toutes particularités justifiant une brève incursion dans son passé ! Adossé à la montagne du Laveron, La Rivière, construit à 826 mètres d'altitude, se trouve dans un secteur relativement plat et marécageux, drainé par un petit affluent du Doubs, le Drugeon. Protégée au sud-ouest par un étang, la localité s'est édifiée dans une boucle du Drugeon, ce qui a déterminé un plan grossièrement triangulaire. Puis débordant du cadre primitif autrefois ceinturé de remparts, la croissance s'est effectuée en fer à cheval autour de l'étang, donnant naissance à de nouveaux quartiers tels l'Arlin, le Faubourg du Tartre, le Groseiller ...
Plan de La Rivière L'implantation humaine est ancienne. En témoigne le tumulus du Grand Communal fouillé par Pierre Bichet et son équipe dans les années 60. Une première sépulture, creusée en fosse dans le sol, a pu être datée du bronze final (1200-1100 av. J.C.) grâce aux objets trouvés. Une seconde sépulture a été identifiée au centre du tertre mais au niveau du sol. A la surface du tumulus enfin, des débris osseux indiquent plusieurs inhumations postérieures. On a retrouvé au cours de ces fouilles deux petits vases, deux bracelets de lignite, des fibules, des épingles en bronze, des anneaux et des plaques incisées. Le « fort Bachin », à la limite du territoire communal avec Bouverans, serait une nécropole mérovingienne (VIe-VIIe siècles), contemporaine du cimetière retrouvé à Doubs et installée sur une construction antérieure remontant à la Tène, période s'étalant du VIe siècle av. J.C. à la conquête romaine. Au bas Moyen Age, le toponyme La Rivière n'apparaît qu'assez tardivement dans les textes. Sa fortune est liée à l'histoire des Chalon, sires de Salins qui ont décidé d'en faire une seigneurie chargée de protéger la route du sel. Vers 1250, ils décident d'y élever un château-fort, siège d'une châtellenie qui englobe Bouverans, Bonnevaux, Frasne, Dompierre. Au XIVe, le château-fort est transféré sur une motte protégée par des remparts et des fossés remplis d'eau. Ils construisent une belle église et des halles pour le marché. Le bourg, qui avait bien résisté au XVe siècle pendant le conflit franco-bourguignon, est victime des « Suédois », c'est-à-dire des mercenaires de Bernard de Saxe-Weimar pendant la guerre de Dix Ans. La place est enlevée et en partie détruite en 1639. Depuis, la cité n'a jamais retrouvé son importance et sa richesse.
La Rivière au XVIe siècle (dans G. Cousin) L'église, construite à la fin du XVe siècle et placée sous le vocable de saint Nicolas, est un bel édifice de style gothique, qui a été agrandi, modifié et restauré au fil des ans. Le clocher-porche donne accès à une nef à trois vaisseaux, séparés par des colonnes qui supportent les voûtes d'ogives. Un chœur polygonal et des chapelles latérales complètent l'ensemble. L'édifice abrite des statues du XVe siècle (saint Claude, saint Ferréol), du XVIe siècle (saint Antoine, saint Louis, une Vierge à l'Enfant et une Vierge de Pitié). Les bancs, la chaire en bois sculpté et les deux autels-retables des collatéraux sont du XVIIIe siècle.
Statue de saint Louis à La Rivière Une tradition tenace veut que le révérend Père Clément, fils d'une famille nombreuse dont les parents étaient agriculteurs, soit né à La Rivière. On sait peu de choses sur lui. En fait ; celui qui a donné son nom à la clémentine n'est pas natif de La Rivière mais d'un hameau faisant partie de la commune de Saint-Germain-de-l'Herm dans le Puy-de-Dôme. D'après les encyclopédies ou sur Internet, Vital Rodier serait ainsi né en 1829 ou 1839. Entré très jeune dans un établissement monastique, la Chartreuse de Valbonne en Ardèche, il le quitte et part retrouver en Algérie un de ses oncles qui était religieux dans la congrégation de Notre-Dame de l'Annonciation. C'est là qu'il prend le nom de Frère Clément après avoir prononcé ses vœux. Il est ensuite envoyé à l'orphelinat de Misserghin, près d'Oran, où il est responsable de la production agricole.
Père blanc en Afrique du Nord Passionné d'arboriculture mais sans formation particulière, c'est là qu'il aurait réussi à greffer un rameau de mandarinier sur un plant d'oranger, le bigaradier. Ce croisement a donné un fruit hybride que la société algéroise d'agriculture a appelé « clémentine » en son honneur. C'est en 1892 que sa découverte a été réalisée et la première description en a été faite par le docteur Trabut dans La Revue Horticole Française en 1902. La clémentine est un fruit sans pépin dont l'épluchage est relativement aisé. Elle provient d'un arbuste de 4 à 6 mètres de haut dont les feuilles et les fleurs sont très parfumées. Elle est principalement cultivée en Afrique du Nord, en Espagne et en Corse. Quant au Père Clément, il est décédé en 1904. Bernard OLIVIER Pour approfondir - COURTIEU (Jean, sous la direct. de), Dictionnaire des communes du département du Doubs, Cêtre, Tome V, pp. 2717-2723.
du côté du Musée Dieux, nymphes et héros
Gustave Courtois Les mythes grecs font partie du référentiel commun de la culture en Occident, de la Renaissance à nos jours. Toutefois, il faut admettre qu'aujourd'hui certaines histoires sont un peu oubliées et que l'on n'apprend plus guère les travaux d'Hercule à l'école... Le point de départ de cette manifestation est la restauration en 2010 d'un tableau conservé au musée de Pontarlier, Dionysos endormi peint par Gustave Courtois en 1906. Un acte de vandalisme avait été commis sur l'oeuvre quand celle-ci était accrochée au Tribunal de Pontarlier, bien avant l'ouverture du musée. C'est pourquoi elle ne fut jamais montrée au public. Relevant d'un art dit « pompier », considéré comme réactionnaire et rejeté en masse au XXe siècle, Dionysos endormi témoigne des derniers feux de la tradition de la peinture d'histoire en général, de la mythologie en particulier, qui s'est développée depuis la Renaissance dans toute l'Europe. Les quelques vingt-cinq oeuvres accrochées dans les trois salles d'exposition du musée sont des peintures, gravures et dessins du XVIe au XXe siècle, provenant de musées régionaux et de collections privées. Petit condensé de quatre siècles de peinture d'histoire, l'exposition entend souligner la récurrence des sujets mythologiques et évoquer l'évolution des modes et des mentalités, dans les oeuvres de ou d'après Floris, Rubens, Prud'hon, Lordon, Lépicié, Cordier, Gigoux, Courtois, Courmes, etc. L'exposition se visite aussi pour l'iconographie elle-même : Hylas enlevé par les nymphes, Daphné changée en laurier ou encore Diane se vengeant d'Actéon invitent à lire ou à relire Homère, Hésiode, Ovide et les autres... Les comédiens des Nuits de Joux s'inspireront de l'exposition lors de leurs interventions au musée les jeudis 22 juillet et 4 août. François d'Assise prêchant aux oiseaux de
Offert en 2009 au musée de Pontarlier, ce grand tableau de Pierre Bichet fut exposé au Salon des Annonciades de 1951 où il remporta un grand succès. Son auteur confiera en 1991 : « c'est l'oeuvre qui me tient le plus à coeur et certainement la préférée parmi toute mon oeuvre ». Faïences comtoises Les plus belles faïences de Franche-Comté des collections du musée et des Amis du musée sont exposées au sous-sol et illustrent la production régionale du XVIIIe au XXe siècle.
Plat long, faïence stannifère à décor en camaïeu bleu à la Bérain, Sarah BETITE
Nouvelles salles d'Absinthe Depuis le 15 avril, vous pouvez découvrir les nouvelles salles - deux au lieu de trois - consacrées à l'absinthe qui propose une nouvelle muséographie. En effet, le grand salon est à nouveau dédié à la présentation de peintures comtoises.
Expositions d'Eté LE BONHEUR EST DANS LE PRE 29 mai - 29 août DeLaPerouze - Salvatore Di Spirito - Fabienne Himmi Robert Menzi - Marcel Mille - Benoît Trimborn - Guy Untereiner - Frédéric Wioland GALERIE AME COULEUR L'été des gravures 12 juin - 15 août Jo Bardoux - Alain Bouvier - Jean Bernard Butin Galerie des Pertes de l'Ain
EDITIONS Cueillir et cuisiner les plantes sauvages François Nicod, pharmacien à Franois (à côté de Besançon) se passionne depuis longtemps pour le monde végétal quand il ne voyage pas - sur les traces de Xavier Marmier, par exemple- ! Naturaliste passionné, scientifique, il a photographié chaque plante dans son milieu naturel et en a rédigé la fiche descriptive correspondante, comprenant son identification, ses propriétés médicinales et son utilisation culinaire.
UNIVERSITE OUVERTE Programme 2010 - lundi 20 septembre : Mr Vincent BICHET, La géologie du Jura LEXIQUE COMTOIS Le bal : Le lait frais d'une vache qui vient de vêler, Barbouillé : Dans l'expression "j'ai l'estomac barbouillé". Barder : Déraper. La voiture a bardé de l'arrière quand elle Une barJaque : Une personne bavarde. Le barlot : Le portillon du jardin. Un barrou : Une charrette, sorte de brouette spéciale pour aller chercher de l'herbe. En avoir beau faire : En avoir presque trop. Bède : Tiède. Ex. : Un café bède (nuance d'insatisfaction). Le beigeon : La résine de conifère (la poix). Berche : Une personne est dite berche quand elle a perdu une dent sur le devant. Une beuglante : Des cris tels qu'en poussent les bovins. Une beugne : Une bosse sur la tête. Par extension : Beuiller : Regarder avec indiscrétion. Cf. R'beuiller.
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Pâtissier - Chocolatier
23-25, Place St Pierre 25300 PONTARLIER Tél. 03 81 39 01 83
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