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des Amis du Musée
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N° 07 juillet-août 2008 L'artiste est “l'être en qui se rencontrent la capacité intellectuelle de concevoir un projet et l'habileté technique, celle de la main, pour incarner ce projet dans la matière”. Edouard POMMIER - Comment l'art devient l'art - 2007 Histoire Point d'argent, point de Suisses ! La lecture de l'Histoire de la Franche-Comté de Jean VARTIER, m'a permis récemment de comprendre ce que je pensais n'être qu'un dicton local, propre à railler nos amis Suisses, en fait, il s'agit en réalité d'une citation historique attribuée à Dom Juan de Watteville (ou Vatteville) en 1668. En voici l'explication ... "L'Empire Bourguignon" de Charles le Téméraire s'effondre en 1477 : l'héritière, la Duchesse Marguerite de Bourgogne épouse l'Empereur Maximilien de Habsbourg et lui apporte, entre autres, la Franche Comté. En 1511, une ligue héréditaire, signée entre l'Empereur et les Cantons Suisses, stipule la Franche Comté neutralisée avec engagement d'intervention des parties en cas d'invasion d'un tiers. Le 16e siècle apparaît (rétrospectivement) comme une ère de prospérité économique sous l'autorité nominale de l'Espagne. La guerre de Dix ans (1634-1643), volet régional de la Guerre de Trente ans, interrompt brutalement cette époque : sous les coups de troupes Françaises et des "suédois" du tristement célèbre Bernard de Saxe Weimar, la Franche-Comté est alors une "province irréductible au bord de l'anéantissement" (Girardot de Nozeroy) qui a perdu les deux tiers de sa population (!). C'est le temps des célèbres résistants Comtois (plus ou moins légendaires) tels Lacuzon, La Plaque, Pille Muguet... La paix revint en 1644, Mazarin reconnaissant la neutralité Comtoise. En 1668, le Roi-Soleil s'intéresse à notre région et mobilise son armée, commandée par le Grand Condé : l'Espagne n'envoie aucun renfort et seules les milices peuvent défendre militairement le territoire. Les Etats dépêchent Dom Juan de Watteville, abbé de Baume les Messieurs (entre autres titres), pour traiter avec les Suisses à Berne, obtenir leur soutien actif et renforcer leurs défenses par des troupes. Une première mission échoue en 1667 et une seconde tentative a lieu en janvier 1668 : Watteville offre 300 000 francs quand les Suisses monnaient leur intervention à 400 000 francs... Refus du Parlement de Dole. Dom Juan de Watteville conclue à l'échec de sa mission en écrivant : "Il faut de l'argent comptant, point d'argent, point de Suisses". Le 4 février, les Français envahissent la Comté ; le 7, Salins se rend sans combat ; le 8, Besançon fait de même. Dole se rend le 14 après quatre jours de combats. Conquise, notre région est néanmoins " rendue " aux Espagnols à l'issue du traité d'Aix La Chapelle. Une nouvelle invasion, plus discutée militairement, se déroule en 1674 et l'annexion sera définitive au terme du traité de Nimègue en 1679. Quant à Watteville, il mourra abbé à quatre vingt dix ans, en 1702. Des légendes lui attribuent une jeunesse militaire, des meurtres, le détournement d'une nonne en Espagne, des aventures en Orient et à Rome avant de cumuler les charges (ecclésiastiques, parlementaires) et donc son choix (celui d'un traître ?) pour le parti Français... D'autres sources situent notre citation ailleurs, en Italie, en 1525, où guerroie alors François ler : ce dernier combat avec des mercenaires Suisses parmi ses troupes mais il ne peut les payer, faute de moyens ; ceux-ci quittent alors leurs campements et rentrent chez eux, " Pas d'argent, pas de Suisses ", explique-t-on alors à ce Roi et la bataille de Pavie est ensuite perdue !... Mais je préfère la première histoire car elle a l'immense avantage de se trouver chez nous, tout simplement ! Philippe DELFIOL L'été au Musée 1 - Tapisseries comtoises contemporaines Malgré des références anciennes - Pénélope tissant le jour son ouvrage défait la nuit en attendant son Ulysse ou les tapisseries de la Reine Mathilde à Bayeux (XIe s.), de l'Apocalypse à Angers (XIVe s.) ou de la Dame à la Licorne du Musée de Cluny (XVe s.) - , malgré des références prestigieuses avec les tapisseries des Gobelins et d'Aubusson, la tapisserie demeure une technique et un genre moins usité que la peinture, et tout particulièrement en Franche-Comté. Pourtant, au XXe siècle, quelques artistes comtois ont choisi cette technique et réalisé des œuvres surprenantes : ainsi, P.L.BRECHAT, B.JOBIN, et D.VURPILLOT dans le sillage de René PERROT (1912-1979) qui demeure la figure emblématique dans ce domaine. Ce sont donc des œuvres de ces 4 artistes que le musée vous propose de découvrir cet été. jusqu'au 14 septembre 2 - Saucières de Salins Sauce douce, sauce blanche, verte, courte, maître-d'hôtel, béchamel…, tous ceux qui mettent la main à la pâte de la cuisine connaissent les subtilités et les secrets de ces assaisonnements d'accompagnement des plats et des salades. On sait moins, aujourd'hui, que le mot saucier ou saucière désigne le cuisinier chargé de la préparation et de la composition des sauces. Au Moyen-Age, la fonction de saucier avait même une certaine importance puisque le saucier avait sous sa responsabilité toute une équipe de "clercs, varlets et galopins de saucerie". Le nom et la spécialité ont été conservés dans les grands restaurants qui ont encore leur maître-saucier. On connaît plus volontiers la saucière quand le mot désigne le récipient dans lequel on sert les sauces, quoique, aujourd'hui, elles arrivent souvent en tube, en flacon quand ce n'est pas en sachet et en poudre ! C'est donc en sauce et en saucière que le musée vous propose de passer un été de faïence et, plus précisément encore, en saucière de Salins qui a été dès le début du XVIIIe siècle le centre d'une activité céramique diversifiée avec Jean-Michel Versin faïencier venant de Moustiers. C'est à partir du XIXe siècle, avec la faïencerie des Capucins, que Salins connaît son activité la plus importante. Et, ce sont plus de 100 saucières de Salins des XIXe et XXe siècles qui sont regroupées dans le cadre de cette exposition. jusqu'au 7 septembre Xavier toujours ! En marge des manifestations culturelles qui avaient été organisées à Pontarlier à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Xavier MARMIER (1808-1892), l'Académie de Franche-Comté a tenu une de ses séances à Pontarlier le mercredi 11 juin, dans la salle du Conseil Municipal, en présence de 80 personnes environ. Plusieurs conférenciers ont présenté des communications à propos de Xavier Marmier lors de cette séance et, notamment, Mr le Professeur Juha Pentikaïnen professeur émérite de l'histoire des religions à l'Université d'Helsinki (Finlande) qui a évoqué Laestadius, l'ami finlandais de Xavier Marmier. Xavier Marmier, écrivain, académicien, poète, grand voyageur, pontissalien, est pourtant, en général, assez mal connu. Que dire alors de ce finlandais Laestadius ? Dans le résumé de la communication du Professeur Pentikaïnen que nous publions ci-dessous à l'attention des personnes qui n'ont pu assister à cette séance, vous découvrirez ce curieux personnage ami de Xavier Marmier que fut le pasteur Laestadius. Lors de sa participation aux expéditions du capitaine Joseph Paul Guimard sur l'Océan arctique à bord de la corvette La Recherche, Xavier Marmier traversa deux fois à pied, en 1838 et en 1839, la Laponie norvégienne et finlandaise du Cap Nord à Tornio au Golfe de Botnie. Curieux de tout, il ne manqua pas de se documenter sur la vie des Lapons, une ethnie encore mal connue à l'époque. Le roi de Suède lui assigna comme guide le curé luthérien de Karesuando, Lars Levi Laestadius (1800 -1861), l'homme le plus remarquable de son temps - et peut-être même de tous les temps - en Laponie. Laestadius est aujourd'hui connu surtout comme le fondateur du laestadianisme, un grand mouvement de renouveau spirituel au sein du luthérianisme qui a beaucoup marqué la Laponie jusqu'à aujourd'hui et qui s'est même répandu dans les autres pays protestants. A l'époque de sa rencontre avec Marmier, Laestadius était encore plus connu comme naturaliste et comme savant, sans doute le plus grand botaniste de la Laponie après Carl von Linné ; il publia une étude Loca parallela plantarum et offrit une collection de 4000 plantes laponnes à l'expédition française. Tout aussi importante est son étude sur la mythologie laponne dont le manuscrit est conservé aujourd'hui dans la bibliothèque de Xavier Marmier (NDLR : abritée actuellement par le Musée de Pontarlier en attendant la construction ou l'aménagement de la nouvelle bibliothèque médiathèque). Le roi Louis-Philippe, qui avait visité la Laponie dans sa jeunesse, nomma en 1841 Laestadius Chevalier de la Légion d'Honneur en récompense de ses mérites scientifiques. Il fut donc le premier Scandinave à recevoir ce titre. Tout semblait alors annoncer un rayonnement international de la pensée de Laestadius. Pourtant, en 1844, après une rencontre mystique avec la " Marie de Laponie " - qui se confond ou non avec la Vierge Marie - le pasteur Laestadius abandonna ses aspirations scientifiques et mondaines et se consacra à l'évangélisation des Lapons. Le mouvement spirituel qu'il fonda a parfois revêtu un caractère exalté : on a même parlé des " convulsionnaires de Laponie " ce qui a beaucoup nui à sa réputation de savant. Plusieurs de ses travaux scientifiques - notamment le manuscrit de Pontarlier - restent encore inédits en français, sa langue scientifique de prédilection. Il s'agit pourtant d'un texte fondateur de la culture laponne dont la présence à Pontarlier constitue un fort lien symbolique entre la Franche-Comté et la Laponie. Marmier revint en Finlande une troisième fois en 1842. Il établit un lien sentimental avec la Princesse Aurore Demidova, une aristocrate finlandaise veuve lors de leur rencontre. On considère Xavier Marmier comme le pionnier des échanges littéraires entre nos deux pays. Il a fait rayonner le Kalévala, l'épopée nationale finlandaise, traduite en français par Louis Léouzon Le Duc en 1845. Il existe en finnois une traduction récente (1999) des travaux de Marmier sur la Finlande ainsi qu'une étude sur son lien avec la Princesse Demidova. Réciproquement, Laestadius, son ami finlandais, le savant, le mythographe et l'apôtre de la Laponie du XIXe siècle mériterait d'être mieux connu en France. Professeur Juha PENTIKAÏNEN
L'été au Château de Joux Il y a 137 ans…Les Bourbakis Sur la base de l’exposition Bleu-Blanc-Croix-Rouge qui a rencontré un franc-succès, L’Association des Amis du Musée a souhaité créer une nouvelle exposition dans le cadre de l’animation estivale du Château de Joux. Pour tous ceux qui désirent se replonger dans la thématique de la guerre franco-prussienne de 1870, nous vous invitons à venir découvrir celle-ci en juillet-août dans une des salles du casernement Joffre. Entrée libre - de 9 à 18 heures. Cette exposition bénéficie du soutien de la Communauté de Communes du Larmont. Salon des Annonciades Fidèle à ses objectifs, le Salon des Annonciades, qui est le plus ancien salon artistique de Franche-Comté (depuis 1924), présentera cette année au public de jeunes talents contemporains tout en exposant les œuvres d'artistes comtois et suisses confirmés (peinture - gravure - sculpture). Par ailleurs et eu égard à la disparition de Pierre BICHET, peintre et Ancien Président du Salon des Annonciades et de Josette CORAS, peintre - sculpteur - graveur, Ancien Membre du Comité de Sélection et tous deux exposant au Salon des Annonciades, les Amis du Musée ont décidé de rendre hommage à ces artistes en exposant certaines de leurs œuvres, plus spécialement dans le chœur de la Chapelle des Annonciades. du 06 juillet au 24 août 2008 Chapelle et salle annexe des Annonciades - Entrée libre Heures d'ouverture : tous les jours de 10 - 12 h / 14 - 19 h L'ENSEMBLE VOCAL ET INSTRUMENTAL VOCALIA vous propose dans le cadre du SALON DES ANNONCIADES un voyage musical. Laissez vous surprendre par des ambiances contrastées.Voix et instruments se succèderont pour interpréter des œuvres d'esthétiques diverses. Un bouquet riche en couleurs par la variété des langues, rythmes et mélodies empruntés aux cultures et périodes visitées. Jeudi 10 juillet, 20h30, Chapelle des Annonciades. Droit d’entrée : 10 € / Amis du Musée 8 € Renseignements : Roger DEFRASNE Tél./Fax: 03 81 39 27 21 E-mail : defrasne.roger@free.fr
Avis de Recherche Les Amis du Musée participent en collaboration avec le Musée au 1er Festival du Sport organisé par la Ville de Pontarlierles 26,27,28 septembre prochains, en réalisant des expositions au Musée et à la Chapelle des Annonciades. A ce titre, nous sommes à la recherche de tous documents ou objets relatifs à l’Entreprise MERVIL. Merci de bien vouloir nous contacter si vous disposez d’informations.
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Robert BOUROULT 1893-1971 Fontaine Ronde Huile sur toile 56 x 39 cm
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