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Retrouvez
chaque mois les informations de l'association à travers la Lettre
des Amis du Musée
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N° 02/10 - Février 2010 L'art naît de contraintes, vit de luttes et meurt de liberté. Editorial Pour un service des publics au musée en 2010 ! « Concevoir et mettre en oeuvre des actions d’éducation et de diffusion visant à assurer l’égal accès de tous à la culture » : c'est en ces termes que la loi du 4 janvier 2002 rappelle l'une des principales missions incombant aux musées de France. Plusieurs actions ont été mises en place ces dernières années au musée de Pontarlier, en particulier pour les publics scolaires. Cette année 2010 pourra voir se développer un réel service des publics, grâce au recrutement, pour une durée d'un an, d'une personne qualifiée dans les domaines de l'histoire de l'art et de la médiation. Cette personne, arrivée en janvier, est chargée de mettre en place des activités régulières visant des approches nouvelles et ludiques des collections et des expositions. Ces activités apparaîtront progressivement dans La Lettre des Amis du Musée. Soyez attentifs ! Cela nous permettra, je l'espère, de susciter la curiosité de nouveaux visiteurs, tout en renouvelant régulièrement l'intérêt de nos publics, en premier lieu celui des Amis du Musée. Sarah BETITE
Histoire La Grande Saline de Salins-les-Bains Les représentants des 21 pays composant le comité de l'UNESCO annonçaient en juin dernier, au Palais des Congrès de Séville, l'inscription au patrimoine mondial de l' UNESCO de la Grande Saline de Salins-les-Bains. Cette inscription faisait suite à celle de la saline d'Arc-et-Senans en 1982, puis du réseau des sites majeurs de Vauban (piloté par la ville de Besançon) en 2008. Beau palmarès pour la Franche-Comté qui en compte 3 sur les 33 qui existent en France. De nos jours on a peu idée du rôle joué par le sel. Pourtant plusieurs facteurs sont à l'origine de ce choix. Ils sont d'ordre géographique, historique et économique. L'exploitation du sel est lié à la présence d'un banc de sel gemme datant de l'ère secondaire et situé plus précisément dans le Trias supérieur (215 millions d'années). Ce dépôt est lié à la présence d'une mer peu profonde qui recouvrait l'est de la France. L'évaporation de celle-ci est à l'origine de la cristallisation du chlorure de sodium. Ce banc, d'une centaine de mètres d'épaisseur, a été par la suite recouvert de sédiments marins. Il se trouve aujourd'hui enfoui sous 250 mètres de marnes et de calcaires. L'exploitation de ce sel est extrêmement ancienne. Des fouilles archéologiques récentes tendent à prouver que leur mise en valeur remonterait à 3000 ans av. J.C. On a en effet retrouvé des couches de charbon de bois fossilisé près du puits à Muire. Le premier texte, qui évoque l'activité des salines de Salins-les-Bains, se trouve dans une vie de Saint-Oyend et remonte au VIe siècle. Puis une charte de 1115, du comte Renaud de Bourgogne, mentionne l'existence à Salins de deux salines, l'une au Bourg-Dessus où se trouve le puits à Muire, et l'autre - la Grande Saline – au Bourg- Dessous.
Salins au XVe siècle La ville était alors divisée en deux bourgs autonomes, entourés chacun par des remparts avec des tours, avant qu'ils soient réunis au XVe siècle pour ne former qu'une cité. Les deux salines avaient des propriétaires différents. La Grande Saline était la propriété des comtes de Bourgogne alors que la petite saline appartenait à une société de « rentiers », au nombre de 161, qui percevaient les revenus provenant du commerce du sel. Ils affermaient l'exploitation à des « moutiers » chargés de l'extraction et du conditionnement du sel.
Le Grand Puits L'eau salée, la muire, était puisée et remontée en surface par une perche à balancier ou un système de noria, remplacé plus tard par un bel et ingénieux système de pompage hydraulique. La muire, déversée dans de grandes cuves, était ensuite acheminée dans des galeries souterraines de 150 à 200 mètres par des canalisations, vers des bernes, bâtiment abritant plusieurs poêles (ou chaudières), composés chacun d'une cuve ovale placée sur un fourneau. La cuite durait 15 à 18 heures et exigeait de grandes quantités de bois. Le sel était recueilli en grains, puis mis en pains. A la fin du XVe siècle, la production, considérable pour l'époque, s'élevait à 7400 tonnes alors qu'elle n'est plus que de 1600 tonnes vers 1750. Accolés aux bernes, les magasins de sels servaient d'espace de conditionnement et d'entrepôt. Quant à la muire qui n'était pas transformée sur place, elle était acheminée vers Arc-et-Senans par une canalisation longue de 21 km et qui suivait les cours de la Furieuse et de la Loue. C'est en 1774 que Claude-Nicolas Ledoux se voit confier la réalisation de la nouvelle saline royale. Le thermalisme a connu son apogée à la fin du XIXe siècle, après la construction du Grand Hôtel des Bains en 1864, l'aménagement d'un parc et l'ouverture du casino en 1890. C'est en 1926 que Salins prend le nom de Salins-les-Bains.
Les bâtiments actuels des Salines Dominée par les forts Belin et Saint-André, la ville, enchâssée dans l'étroite vallée de la Furieuse, a un tracé tout en longueur. De son brillant passé subsistent les bâtiments de production du sel en bordure de la rivière. Ils constituent encore aujourd'hui un ensemble imposant, aménagé en musée depuis 1966. Le grand portail d'entrée, détruit par un incendie en 1825, a été reconstruit. A droite de celui-ci se dresse le bel édifice qui abrite le logement du Puits d'Amont, appelé aussi « l'ancienne Maison de l'Abbaye ». Derrière s'étire le bâtiment des poêles en pierre de taille surmonté de deux hautes cheminées. De nos jours, Salins dépasse à peine 3000 habitants alors qu'il a été au XVIIIe siècle, avec 6 000 habitants, la troisième ville de Franche-Comté (Besançon n'en comptait que 11 000). Ce déclin tient, certes, à la fermeture des salines mais aussi à la disparition des faïenceries qui étaient l'autre spécialité de cette petite cité. C'est Max Claudet (1840-1893) qui a donné à la céramique salinoise ses lettres de noblesse. Une exposition lui sera d'ailleurs consacrée cette année du 13 février au 13 juin. Bernard OLIVIER Pour approfondir - BRELOT (Claude-Isabelle), LOCATELLI (René), Un millénaire d'exploitation du sel en Franche-Comté : contribution à l'archéologie industrielle des salines de Salins (Jura), C.R.D.P., Besançon, 1981.
du côté du Musée Le Monde étrange de Max Claudet, céramiste à Salins à la fin du XIXe siècle Exposition présentée du 13 février au 14 juin Le Salinois Max Claudet (1840 – 1893) exerce la profession de sculpteur lorsqu'il découvre la faïence à Nans-sous-Sainte-Anne. Nans était alors peuplé d'une colonie d'artistes, où Courbet lui-même se rendait souvent. Lié à une famille de faïenciers, Claudet est initié à cette technique pendant quelques années, avant de collaborer avec les faïenciers de Salins et enfin de créer ses propres fours dans sa propriété salinoise. Cette activité l'occupa, parallèlement à la sculpture qu'il continue de pratiquer, pendant plus de vingt-cinq ans. Les céramiques qu'il crée à Nans sont des faïences, celles de Salins ont d'autres propriétés liées à la composition de la terre qui a entraîné l'appellation de « grès ». Des plats décoratifs de grande taille aux plaques plus modestes et aux vases, tous les supports sont bons pour développer une iconographie originale et éclectique. Certains de ses sujets, antiquisants et classiques, témoignent de sa formation académique, tandis qu'il adapte en céramique des sculptures plus personnelles, telles que Hoche enfant ou La Tricoteuse. Le Jura lui fournit une quantité de thèmes qu'il traite avec la même inventivité : ses concitoyens sont pour certains honorés (Louis Pasteur), pour d'autres caricaturés (Alfred Bouvet), et les paysages sont autant de motifs qu'il décline à l'infini. Enfin ce sont des coutumes locales aujourd'hui oubliées qu'il met en valeur, par exemple la Fête des Rois, ou bien encore les légendes de la Saint Nicolas et de la Vouivre. Profondément attaché à sa région, Claudet montre également dans son œuvre céramique un intérêt pour le monde de l'enfance qui lui fournit des sujets tendres, cocasses, mais aussi parfois terrifiants comme le Cabinet Noir. Enfin, les paysages d'Algérie qu'il découvre à l'occasion d'un voyage influencent tout un pan de sa production des dernières années. L'exposition se veut une évocation de l'art céramique foisonnant de Max Claudet à travers la présentation d'une centaine de céramiques, quelques peintures et sculptures prêtés par des collectionneurs privés et le musée Max Claudet de Salins, actuellement fermé. Le talent de conteur de Max Claudet et ses prouesses techniques sont à apprécier jusqu'au 14 juin. La publication d'un cahier en vente au musée accompagnera l'exposition. Sarah BETITE
Le musée est ouvert gratuitement du 6 au 21 février 2010 lundi, mercredi, jeudi, vendredi : 10 - 12 h / 14 - 18 H samedi - dimanche : 14 - 18 H
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Pâtissier - Chocolatier
23-25, Place St Pierre 25300 PONTARLIER Tél. 03 81 39 01 83
DEFFEUILLE Automobiles Tél. 03 81 39 80 92
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