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Pontarlier à la loupe
La Chapelle Notre-Dame de l’Espérance - Elle va être la reine de cet été, cette petite chapelle du XIXe siècle consacrée à Notre-Dame de l’Espérance. Touchée par la foudre en 2005 au cours d’un violent orage elle avait été quasiment décapitée en perdant la statue de la Vierge qui la couronnait. La statue avait été brisée en plusieurs morceaux. Une nouvelle statue réalisée par des ateliers de Frasne devrait être remise en place dans le courant de l’été. Comme toute la presse en parlera sans doute abondamment, contentons-nous de rappeler que cette chapelle avait été construite en 1861 à l’initiative de Férréol Lallemand (curé de l’église Saint-Bénigne à Pontarlier de 1848 à 1870) pour remercier la Vierge d’avoir entendu les prières des Pontissaliens et d’avoir pu éloigner de Pontarlier une dangereuse épidémie de choléra qui avait déjà durement touché d’autres villes et villages comtois les années précédentes. Alors, plutôt que de vous parler une nouvelle fois de cette chapelle, je préfère vous inviter à regarder le paysage depuis la petite colline – le mont Molar - sur laquelle est perchée cette chapelle Notre-Dame de l’Espérance. La vue sur l’ensemble de la ville est magnifique et fort intéressante : on y voit le Pontarlier primitif se développer autour de la vieille église Saint-Bénigne ; ce premier habitat est serré, tassé, densifié à l’intérieur des anciens remparts tandis que les extensions plus modernes, aérées, partent à la conquête de tous les espaces libres ; la ville s’est étendue, d’abord sur ses deux faubourgs, puis sur les pentes des Pareuses, au-delà de la gare et enfin sur toute la plaine de l’Arlier. L’église Saint-Bénigne, l’hôpital, le Doubs, tous les bâtiments qui entourent la place Villingen-Schwenningen…, les lacets qui partent à l’assaut du Larmont…, puis, au loin, les villages de Doubs, Houtaud… Lors de la construction de cette chapelle la découverte de plusieurs objets mérovingiens et carolingiens (épées, fers de lance…) et l’identification de fossés, confirmait la présence d’une fortification à cet endroit. Les historiens locaux attestent sa présence au XIIe siècle : elle aurait été construite, peut-être, par un des sires de Joux pour assurer la protection de Pontarlier. Mais on ne sait rien de précis de cette fortification sans doute détruite avant le XVe siècle lors d’un conflit. Elle pourrait aussi être plus ancienne et dater du Haut-Moyen Age voire de l’Age du Fer ! Sans doute s’agissait-il de fortifications de bois sous forme de palissades élevées sur une butte de terre. Y avait-il des habitations, de quel type, peut-être une sorte de donjon précédé d’une basse-cour d’accueil, qui habitait ici, quels étaient les rangs et les fonctions de ces premiers châtelains, cette première fortification a-t’elle précédé la construction du château de Pontarlier, les deux structures se sont-elles partagé la sécurité de la ville… ? Autant de questions qui resteront sans doute longtemps sans réponse précise mais qui font le lien avec les collections archéologiques protohistoriques, mérovingiennes et carolingiennes du Musée de Pontarlier. En regardant le paysage qui s’ouvre devant nous depuis cette colline, on comprend très vite l’importance stratégique de l’endroit : d’ici on peut observer tous les mouvements éventuels sur une très grande distance, communiquer avec les villages voisins (par feux par exemple), et donc assurer la protection et la sécurité de la population du petit Pontarlier primitif et éventuellement des villages alentours, en accueillant hommes, femmes, enfants (et peut-être animaux ?) en cas d’alerte. La chapelle a remplacé l’ancien château ; tous deux veillaient sur Pontarlier, chacun à sa façon. Aujourd’hui, on peut toujours venir chercher ici le réconfort, mais aussi admirer le paysage et apprécier le calme quand montent de la ville les bruits de la vie quotidienne, quand le temps semble s’être arrêté sur ce bout de colline témoin de peurs millénaires, si proches, tellement humaines. Invasions, guerres, épidémies, l’histoire se répète, indéfiniment, inlassablement. Joël GUIRAUD
Edition Comme que comme, le r'virot de Brice Leibundgut Après la rhubarbe et la pivoine sur l'extraordinaire destinée du missionnaire jésuite comtois Dominique Parrenin au service des empereurs mandchous (1165-1741), puis, dans un autre registre Comme que comme et autres tranches de Comté souvenirs qu'il dit minuscules autour des expressions et traditions comtoises, Brice Leibundgut en remet une couche aux parfums comtois. Vous allez retrouver dans ce petit ouvrage toute une série d'expressions, d'habitudes, que l'auteur fait endosser à la Lucine Faivre et à l'Oncl'Ugène ; mais qui n'a pas un Oncl'Ugène ou une Lucine Faivre dans sa famille voire sur son palier ou qui ne les rencontre pas certain matin dans son miroir ? Qui n'a pas raconté ou entendu les histoires éculées et jeux de mots faciles de l'Oncl'Ugène ? Histoires de fleurs et de plantes, histoires de bêtes et histoires d'hommes, le tout sous forme de petites notices, assez courtes pour ceux qui n'aiment pas lire et suffisamment nombreuses pour ceux qui dévorent. Un petit livre absolument à déguster sans modération ! Joël GUIRAUD Edition Dans la LAM du mois de Juin dernier nous vous avions annoncé la parution aux Presses du Belvédère de l’ouvrage de Thierry Petit (pour les photographies) et de Joël Guiraud (pour les textes) Pontarlier, d’hier à aujourd’hui. Nous avions un peu d’avance puisque cet ouvrage ne paraîtra finalement qu’à la rentrée, au mois de septembre. Compostelle, le juste chemin, de Noël-Georges Grenier – C’est le récit de 1522 kilomètres parcourus à pied en 58 étapes sur une durée de 3 ans. Récit de marcheur, journal de pèlerin, notes de touriste, le tout enrichi de références historiques, de descriptions des lieux traversés et des édifices religieux visités, de citations. Une façon confortable et agréable – pour le lecteur – de relier Le Puy en Velay à Saint Jacques de Compostelle, sans ampoules mais pas sans questions de tous ordres ! Un petit bouquin curieux et intéressant malgré quelques défauts techniques. JG Avis de recherche
Dans le cadre des 9èmes ABSINTHIADES, vous pouvez participer en qualité de membre du jury populaire de dégustatiion d'absinthe qui se déroulera le samedi 3 octobre de 15 à 17 heures au Théâtre Bernard Blier, salle Jean Renoir en vous inscrivant par téléphone au 03 81 38 82 12 ou par mail à l'adresse suivante : fherard@admdp.com
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80e Salon des Annonciades .....Afin de célébrer le 80ème Salon des Annonciades (du 5 juillet au 23 août) la commission Beaux-Arts des Amis du Musée vous propose le programme suivant : - le Salon traditionnel à la chapelle et la salle annexe des Annonciades qui rendra notamment hommage aux fondateurs : Robert Fernier, Robert Bouroult, André Charigny et André Roz, - un concert du Quatuor de Strasbourg le dimanche 23 août à 20 heures à la Chapelle des Annonciades (entrée 10 €), - un parcours de sculptures en plein air au Château de Joux inclus dans les visites guidées du site, - en collaboration avec le Musée, une exposition rétrospective rendant hommage aux fondateurs des Annonciades ainsi qu'aux personnalités marquantes au Musée et à la Chapelle des Annonciades du 7 au 29 novembre ainsi qu'une publication sur l'histoire du Salon des Annonciades. ......A ce titre, si vous possédez des toiles de Fernier, Bouroult, Charigny, Roz, Fricker, Robbe, Bichet.... et que vous souhaitez les prêter pour cette exposition, nous vous invitons à contacter Sarah Betite, Directrice du Musée au 03 81 38 82 14 ou Fabrice Hérard au 03 81 38 82 12.
Edition - En collaboration avec la Poste, la Ville de Pontarlier et les Amis du Musée, un Prêt A Poster vient d’être édité à 2000 exemplaires avec la reproduction de la toile de Marcel Mille intitulée Absinthiale.
Vous pouvez acquérir ces enveloppes pré-timbrées (tarif prioritaire, validité permanente) dans les points de vente suivants : Musée de Pontarlier puis et dans les bureaux de poste suivants : Pontarlier, Doubs, les Fourgs, agence postale communale de la Cluse, relais poste commerçant de Houtaud et Oye-et-Pallet. - Faisant suite à la manifestation Bleu-Blanc-Croix-Rouge, Bourbaki : choc et mémoires franco-suisses qui s’est déroulée en février 2008 comprenant expositions, colloque et projection de film, vous avez dorénavant la possibilité d’acquérir les Actes du Colloque qui résument les propos de tous les intervenants sur le sujet.
Prix : 10 € (+ frais d’envoi en France 2 €, en Suisse 4 €). Renseignements au 03 81 38 82 12.
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La Lettre des Amis du Musée Directeur de Publication : Ph. CHAPON Rédacteur en Chef : J.GUIRAUD La Lettre des Amis du Musée est une publication mensuelle de l'Association Les Amis du Musée de Pontarlier. Les Amis du Musée de Pontarlier 2 place d'Arçon 25300 PONTARLIER Tél 03 81 38 82 12 / Fax : 03 81 38 82 19 www.admdp.com © reproduction interdite |
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