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Pontarlier à la loupe
Les circuits touristiques récemment mis en place par la municipalité comprennent aussi un circuit des édifices religieux pontissaliens. Voilà qui pourrait paraître surprenant à première vue puisqu’il n’y a actuellement que trois églises – Saint Bénigne, Saint Pierre et Notre-Dame de Lourdes - et encore ne sont-elles pas toutes au centre ville. C’est pourtant là une initiative intéressante qui permet de rappeler le passé religieux de Pontarlier , particulièrement riche, -six couvents et trois églises-, mais qui s’est malheureusement effrité au fil des siècles sous les coups de butoir de l’histoire : les églises Notre-Dame, Saint-Etienne, les couvents des Jésuites, des Ursulines et des Bernardines ont disparu ; des Annonciades il ne subsiste que la chapelle et si l’ensemble du couvent des Capucins est toujours en place, il a été tellement remanié qu’il est impossible d’en faire une lecture satisfaisante ; la chapelle de la Croix conserve sa façade et du couvent des Augustins il ne reste qu’une porte d’entrée.
Un État des biens et maisons situés sur le territoire de Pontarlier de 1694 (conservé aux archives municipales) mentionne que les Augustins possédaient « un couvent au faubourg Saint-Etienne capable de loger 12 religieux et une église » placée sous le vocable de Saint-Éloi. D’après le plan du Père Bonjour l’église et les bâtiments conventuels étaient situés au milieu d’un parc arboré clos auquel on accédait par un bâtiment en forme de portail. C’est ce portail que Girod décrit dans son Esquisse de la ville de Pontarlier publiée en 1857 : « (il) existait encore au commencement de ce siècle (le XIXe), à l’entrée de cette avenue du côté du faubourg, une partie d’un portail de style gothique construit au XVe siècle : on y voyait sculptées les armoiries des derniers ducs de Bourgogne, et trois écussons de Philippe de Hochberg, comte de Neuchâtel, maréchal de Bourgogne sous Charles le Téméraire ». L’église, assez importante, semble composée d’une nef, d’un clocher à la croisée du transept et d’un chœur qu’éclairent de vastes baies. Quatre bâtiments entourent le cloître. L’ensemble est incendié en 1639 lors de la Guerre de Dix Ans et détruit dans le grand incendie du 31 août 1736. Il ne reste aujourd’hui qu’une porte d'entrée du XVIIIe surmontée d’un cadran solaire et de l'inscription : HOM. HORA. AETERN. DEO. (L'heure à l'homme, l'éternité à Dieu). La tradition dit aussi que le Christ de la chapelle du baptistère de l’église saint-Bénigne proviendrait du couvent des Augustins : lors de l’incendie du couvent en 1639 la croix aurait été détruite mais la statue du Christ aurait échappé à la destruction. Joël GUIRAUD
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La Lettre des Amis du Musée Directeur de Publication : Ph. CHAPON Rédacteur en Chef : J.GUIRAUD La Lettre des Amis du Musée est une publication mensuelle de l'Association Les Amis du Musée de Pontarlier. Les Amis du Musée de Pontarlier 2 place d'Arçon 25300 PONTARLIER Tél 03 81 38 82 12 / Fax : 03 81 38 82 19 www.admdp.com © reproduction interdite |
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