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Pontarlier à la loupe
Première tentative de Junod sur avion-ski, fin janvier 1910 Fin janvier 1910 - il y a donc 1 siècle - Auguste Junod (1877-1927), distillateur pontissalien et passionné d’aviation, faisait ses premiers essais d’aviateur sur un biplan de bois et de toile. Le journal de l’époque nous apprend que l’appareil s’est enfoncé dans une neige trop molle et qu’il fallut renoncer aux essais jusqu’au vendredi suivant. Mais, là, nouvel échec avant même le décollage puisqu’une traverse se brise contre un arbre lors des manœuvres de poussée de l’appareil pour l’aider à décoller. Junod dut attendre plusieurs mois avant de pouvoir concrétiser son rêve : c’est en effet le 29 octobre 1910 qu’il décolle enfin de la Chaux d’Arlier sur un biplan Farman modèle militaire. Il recommencera les jours suivants devant plusieurs milliers de curieux. C’était les premiers pas de l’aviation pontissalienne. Joël GUIRAUD
Edition
Panique à la fromagerie Il se passe des choses curieuses du côté des montagnes du Jura. A peine débarquée à Pontarlier, pourquoi la bien jolie Marie-Ange Alétella met-elle le grappin sur un important responsable agricole? Comment l'écrivain Albert Glapointre et le journaliste Adrien Monque en sont-ils venus à s'acharner sur la famille du sage Jules-césar Boisguilbert, le président de La Rochante, une puissante union de coopératives? Et cet Alexis Poicaut, que veut-il? Lui qui, sous prétexte de vendre des aliments pour le bétail, arpente la campagne en ébranlant les certitudes des coopérateurs? Franc-comtois, voire même Jurassien, sinon Bressan, Jean-Claude Barbeaux est journaliste.
Assemblée Générale L’assemblée générale 2009 des Amis du Musée se déroulera le jeudi 25 février 2010 à 20 h 30 au musée. Vous recevrez tous les documents nécessaires pour participer à cette assemblée générale. Vous pouvez régler dès maintenant votre cotisation 2010 (adhésion 1 personne : 15 € ; adhesion couple : 25 €) par chèque envoyé au secrétariat de l'association ou déposé à l'accueil du musée. Vous recevrez votre carte d'identité en échange. A cette occasion vous pourrez acquérir le dernier ouvrage de Bernard Olivier, Histoires brèves....de Pontarlier, du Haut-Doubs et d'ailleurs !, édité par les Amis du Musée. Cet ouvrage regroupe une trentaine de chroniques réalisées par Bernard Olivier depuis plusieurs années pour la Lettre des Amis du Musée.
Lancement de la Route de l'Absinthe Franco-Suisse !
Pourquoi une route de l'absinthe franco-suisse ? L'Absinthe est une variété d'armoise. C'est une plante vivace, fortement aromatique qui pousse dans toute l'Europe jusqu'à une altitude de 2000 mètres, mais il est établi que les plantes du Jura franco-suisse dégagent des senteurs incomparables et bien supérieures à celles d'autres régions. Ses vertus médicinales et thérapeutiques liées aux problèmes digestifs sont reconnus dès l'antiquité. A la fin du XVIIIe siècle, en Suisse, dans le Val-de-Travers, l'absinthe, mélangée avec d'autres plantes telles que l'hysope, la mélisse, l'anis vert et le fenouil, devient une boisson macérée, ou distillée. Puis, confrontés à un problème de forte taxation douanière à l'exportation, les distillateurs suisses décident de s'installer à Pontarlier, capitale voisine du Haut-Doubs, située à 837 mètres d'altitude. Les débuts sont difficiles, et ce n'est qu'à partir de 1830 que la consommation d'absinthe va réellement augmenter grâce à l'appui, involontaire, des troupes coloniales françaises ; ces soldats utilisent en effet l'absinthe pour purifier l'eau. De retour en France, victorieux, ils vont d'une part importer leurs habitudes de consommation, donc déguster leur absinthe dans les cafés des grands boulevards parisiens et les bistrots des villes de garnison, et, d'autre part, devenir des héros que l'ensemble du public aura plaisir à imiter. L'absinthe s'invite dès lors à toutes les tables à l'heure de l'apéritif. Le pic de consommation se situe vers 1900 avec, à Pontarlier, 25 distilleries, 111 bistrots, cafés et bois-debout et quelques 15 millions de litres produits dont 7 uniquement par la Distillerie Pernod. L'heure verte sonne aussi dans les milieux artistiques et Malheureusement, la dérive de consommation plus communément appelée l'absinthisme, la virulence des ligues anti-alcoolique, le corps scientifique, le lobby viticole et le monde politique auront raison de l'absinthe à l'occasion de la première guerre mondiale. Le 17 mars 1915, la loi interdisant la fabrication et la consommation est votée à l'unanimité par le parlement français. Ce sera un peu plus tôt en Suisse, le 7 octobre 1910, après un vote du peuple. Ce fut la fin de la consommation mais bel et bien le début du mythe de la boisson interdite et… du trafic clandestin. Après l'interdiction, le Val-de-Travers continua de produire une absinthe clandestine, que des distillateurs, nommés bientôt résistants, vendaient un peu partout en Suisse…et ailleurs. Cette production, qui faisait la joie des amateurs et des médias, dura jusqu'en 2005, qui vit la libéralisation de la Fée verte en Suisse. Appelée lait de vache, lait de tigre, l'absinthe tenait toujours une table discrète dans l'arrière salle des bistrots mais entrait dans l'histoire officielle avec les musées, à Môtiers d'abord, puis à Pontarlier et à Auvers-sur-Oise et tandis que, depuis 1983, les ouvrages traitant de l'absinthe se multipliaient sous la plume de spécialistes et collectionneurs comme Marie-Claude Delahaye, Benoît Noël et Pierre-André Delachaux. Cette même année 2001, l'Association les Amis du Musée de Pontarlier décide d'organiser une manifestation annuelle se déroulant le 1er week-end d'octobre intitulée les Absinthiades. Cette manifestation à vocation culturelle, pédagogique et informative, a pour objectif de replacer Pontarlier à sa place de capitale économique mondiale de l'absinthe, place qu'elle a occupée de 1805 à 1915. C'est au même moment que sont créés des chocolats, des gâteaux et des parfums à base d'absinthe. En 2004, la Ville de Pontarlier lance, à son tour, la fête de l'absinthe, manifestation à vocation touristique qui se déroule le dernier week-end de juillet. En 2006, Thomas Cantagrill, jeune étudiant stagiaire, rédige un cahier des charges servant de base à la création d'une route de l'absinthe franco-suisse entre Pontarlier et le Val-de-Travers. Mi 2008 : sous l'égide de Philippe Chapon, président des Amis du Musée de Pontarlier, et de Nicolas Giger, l'Association Pays de l'Absinthe est née. 2009, voit le lancement administratif d'une route de l'absinthe, projet culturel et touristique, financé par l'Union Européenne, les collectivités locales, prévoyant une signalétique routière et patrimoniale, des outils de communication et de promotion (brochure, site web, produits dérivés…), ce qui confirme, s'il était besoin le caractère transfrontalier de l'absinthe. |
EDITIONS DES AMIS DU MUSEE ENCORE DISPONIBLES
Prix : 8 € (+ frais d’envoi en France 2 €, en Suisse 4 €).
Prix : 10 € (+ frais d’envoi en France 2 €, en Suisse 4 €).
Prix : 12 € (+ frais d’envoi en France 2 €, en Suisse 4 €).
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La Lettre des Amis du Musée Directeur de Publication : Ph. CHAPON Rédacteur en Chef : J.GUIRAUD La Lettre des Amis du Musée est une publication mensuelle de l'Association Les Amis du Musée de Pontarlier. Les Amis du Musée de Pontarlier 2 place d'Arçon 25300 PONTARLIER Tél 03 81 38 82 12 / Fax : 03 81 38 82 19 www.admdp.com © reproduction interdite |
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